Guide pour les professionnels de la santé œuvrant
auprès des familles immigrantes et réfugiées

La consommation de substances psychoactives et les jeunes immigrants

Faits saillants

  • Les troubles liés à la consommation de substances psychoactives sont moins courants chez les jeunes immigrants que chez leurs homologues nés au Canada.
  • Les facteurs de risque de trouble lié à la consommation de substances psychoactives semblent augmenter avec le temps passé au Canada et le degré d’acculturation.
  • Les jeunes immigrants éprouvent peut-être plus de difficultés que leurs homologues nés au Canada à résister à la pression exercée par leurs camarades les incitant à consommer de l’alcool ou de la drogue.
  • La capacité d’un jeune immigrant de parler ouvertement des éléments de stress de sa vie avec les membres de sa famille peut être un facteur protecteur important contre la consommation de substances psychoactives, mais l’absence d’accès au soutien familial peut constituer un facteur de risque clef.
  • Il est important de déterminer les comorbidités psychiatriques du patient lors de l’évaluation de la consommation de substances psychoactives.
  • La psychoéducation auprès des membres de la famille et l’entrevue motivationnelle sont les stratégies thérapeutiques les plus utiles auprès des jeunes immigrants.

L’épidémiologie

Les données sur la consommation de substances psychoactives chez les jeunes néo-canadiens sont limitées. Au Canada, la consommation de substances psychoactives est considérablement plus faible chez les jeunes immigrants de première génération que chez ceux de deuxième génération, qui déclarent en utiliser moins que ceux de troisième génération et des générations suivantes.1

D’après une étude menée aux États-Unis, les troubles de consommation de substances psychoactives sont moins courants chez les jeunes immigrants de première et deuxième génération que chez ceux de troisième génération ou des générations suivantes. Selon cette même étude, la consommation de substances psychoactives la plus faible s’observait chez les immigrants arrivés récemment (installés depuis un maximum de quatre ans).2

Dans l’ensemble, les recherches appuient le paradoxe immigrant, selon lequel les immigrants de première génération obtiennent généralement de meilleurs résultats sur le plan de l’éducation, du comportement et de la santé, y compris un taux plus faible de consommation de substances psychoactives, que la population née au pays.3

Plusieurs facteurs influent sur le comportement lié à la consommation de substances psychoactives chez les jeunes immigrants.3 Par exemple, les jeunes provenant de cultures où un tel comportement est rigoureusement interdit et qui sont particulièrement respectueux de l’autorité familiale sont moins susceptibles de consommer de telles substances au Canada que les jeunes de pays où cette consommation est endémique.4,5

L’OMS propose une ressource interactive qui comporte des statistiques, en anglais, sur la consommation de substances psychoactives dans le monde.

Figure 1. Principales substances psychoactives justifiant un traitement sur la scène mondiale (2008)

Figure 1. Principales substances psychoactives justifiant un traitement sur la scène mondiale (2008)

Source : Extrait et traduit avec l’autorisation de l’éditeur, de Interactive charts: Substance abuse. Genève, Organisation mondiale de la santé, 2012 (Main psychoactive substance for treatment entry worldwide, 2008. Consulté le 4 février 2014 à http://gamapserver.who.int/gho/interactive_charts/substance_abuse/treatment_alcohol_drugs/atlas.html)

Les jeunes nouveaux arrivants ont peut-être déjà été exposés à des substances qui ne sont pas courantes au Canada et en ont peut-être déjà consommé, telles que le khat, utilisé dans certaines parties de l’Afrique (notamment en Somalie) et au Moyen-Orient.6 Les antécédents culturels façonnent les attitudes sur l’usage et le mésusage de substances psychoactives.7 Par exemple, les cultures indiennes possèdent une longue tradition d’utilisation de produits végétaux qui, conjointement avec la caste, la religion et les coutumes locales, influent sur la consommation contemporaine de drogues. Cependant, il est également important pour les cliniciens de ne pas formuler d’hypothèses fondées sur le pays d’origine du jeune (voir Les compétences culturelles).

D’après les données canadiennes :

  • L’alcool est la principale substance que consomment les jeunes Canadiens, suivie du cannabis et du tabac. Le cannabis est la substance la plus utilisée sur une base quotidienne.8
  • Parmi les substances moins utilisées, soulignons les hallucinogènes (p. ex., la psilocybine [champignons magiques], la mescaline), l’ecstasy, la cocaïne, les méthamphétamines et l’OxyContin.8

L’occurrence de consommation de substances psychoactives chez les jeunes du Canada varie selon les régions.9

Les facteurs de risque et les facteurs protecteurs chez les jeunes immigrants

Plusieurs facteurs de risque et facteurs protecteurs liés à la consommation de substances psychoactives s’appliquent tout particulièrement aux jeunes immigrants10-12 :

Les facteurs de risque

  • Expérience de la discrimination.
  • Acculturation (voir également « Les considérations particulières chez les jeunes immigrants », ci-dessous) et nombre d’années dans le « nouveau » pays.
  • Dislocation ethnique (c’est-à-dire l’absence d’intégration à la culture originale ou à la culture d’adoption du jeune). La dislocation est également influencée par les disparités entre la culture familiale d’origine et la collectivité dans laquelle la famille vit désormais, où elle peut se sentir isolée des deux cultures.
  • Perturbation des hiérarchies familiales traditionnelles dans le cadre de la transition à la culture occidentale. Par exemple, les parents peuvent dépendre lourdement de leurs enfants pour accéder à la collectivité ou y interagir, ce qui peut perturber la dynamique entre les parents et les enfants.

Les facteurs protecteurs

  • Convictions religieuses
  • Fierté ethnique
  • Acculturation moindre
  • Normes culturelles qui insistent sur l’abstinence ou la consommation minimale d’alcool
  • Influence marquée des parents et de la famille
  • Poursuite des études
  • Certaines caractéristiques génétiques (p. ex., gène ALDH2-2 inactif chez les Asiatiques, qui peut contribuer à les protéger contre une consommation excessive d’alcool)

Des considérations particulières chez les jeunes immigrants

  • Le risque de consommation de substances psychoactives chez les jeunes immigrants de première génération est plus faible que chez ceux de deuxième ou troisième générations.1
  • Les jeunes immigrants sont plus susceptibles d’être défavorisés sur le plan social ou de connaître la pauvreté.13,14
  • La capacité d’un jeune immigrant de parler ouvertement des éléments de stress de sa vie avec les membres de sa famille peut être un facteur protecteur important contre la consommation de substances psychoactives, mais l’absence d’accès au soutien familial peut constituer un facteur de risque clef.15
  • Les praticiens devraient prendre le temps de déterminer les facteurs protecteurs chez les patients et les familles nouvellement arrivés. Ils pourraient être en mesure de tirer profit de ces facteurs pour prévenir le mauvais usage de substances psychoactives.
  • Les facteurs de risque d’acquisition d’un trouble de consommation de substances psychoactives chez les jeunes immigrants semblent augmenter avec le temps passé depuis l’immigration et le degré d’acculturation.11
  • Chez les jeunes immigrants de première génération, ceux qui sont plus acculturés seront peut-être moins en mesure de résister à la pression des camarades les incitant à consommer des substances psychoactives.16
  • L’acculturation est un phénomène complexe chez les enfants et adolescents immigrants. Les modèles unidimensionnels classiques de l’acculturation (de « moins » à « plus » acculturé) ne conviennent pas, et les publications récentes décrivent plutôt un processus multidimensionnel (voir Adaptation et acculturation).
  • L’effet protecteur d’une immigration récente sur la consommation de substances psychoactives peut s’atténuer plus rapidement à l’égard de l’alcool que du tabac ou du cannabis. Aux États-Unis, la consommation d’alcool par les jeunes immigrants augmente à des taux équivalant à ceux de leurs homologues d’origine américaine au bout de quatre ans seulement, particulièrement chez les jeunes hommes.2

 Les obstacles aux traitements

Les jeunes immigrants peuvent affronter plusieurs obstacles lorsqu’ils cherchent à se faire soigner ou se font soigner en raison d’une consommation de substances psychoactives : 17

  • La résistance familiale à un diagnostic de maladie mentale, y compris la toxicomanie, en raison de la stigmatisation culturelle ou de sentiments de honte.18
  • Le dépistage insuffisant du trouble de toxicomanie. Les membres de certaines cultures sont plus susceptibles de « somatiser » les symptômes causés par la consommation de substances psychoactives (c’est-à-dire les présenter comme des symptômes physiques).17
  • L’obstacle de la langue et les obstacles culturels qui nuisent à la communication.18
  • La méfiance et la méconnaissance des pratiques médicales occidentales, y compris les stratégies thérapeutiques relatives à la toxicomanie. Les approches au traitement dans le pays d’origine (p. ex., institutionnalisation prolongée) peuvent accroître la crainte et les préjugés.
  • La méconnaissance des soins disponibles.
  • L’absence de services compétents sur le plan culturel (c’est-à-dire adaptés à la langue, aux croyances culturelles et aux valeurs).

Les jeunes immigrants qui cherchent de l’aide à cause de leur toxicomanie peuvent affronter les mêmes obstacles que les autres nouveaux arrivants qui cherchent à évoluer dans le système de santé du Canada. Ces obstacles sont abordés plus en détail dans les modules Les obstacles et les incitations aux soins pour les nouveaux arrivants, Le recours à des interprètes dans le milieu de la santé et La promotion de la santé mentale.

Le dépistage et l’évaluation

Il est important de déterminer quels patients ont besoin de soins spécialisés en raison d’une consommation de substances psychoactives pour intervenir rapidement. Les cliniciens peuvent utiliser l’outil de dépistage CRAFFT, en anglais, qui contient six questions sur la consommation de substances psychoactives, validées auprès des adolescents. Il ne faut pas utiliser l’outil CRAFFT isolément, mais dans le cadre d’une vaste évaluation psychosociale confidentielle, adaptée à l’étape de développement de l’adolescent. Il est également important de déterminer la présence de comorbidités psychiatriques lors de l’évaluation d’un trouble de consommation de substances psychoactives.

Le diagnostic

La consommation de substances psychoactives peut osciller entre un usage récréatif, qui peut avoir des conséquences négligeables sur la santé ou la vie sociale, et une dépendance régulière. Dans le DSM-IV-TR (publié en 2000 et traduit en 2003), les critères diagnostiques d’abus et de dépendance étaient distincts, mais dans le DSM-5 (publié en anglais en 2013), on utilise le terme trouble d’utilisation d’une substance, qui peut être bénin, modéré ou grave.

Les critères diagnostiques du DSM-IV-TR pour l’abus d’une substance et la dépendance à une substance sont résumés au tableau 1, en guise de référence aux publications à jour. À l’heure actuelle, les données empiriques reposent toujours en grande partie sur les définitions d’abus de substance et de dépendance à une substance contenues dans le DSM-IV. Cependant, les critères de trouble d’utilisation de l’alcool du DSM-5 sont également présentés au tableau 2. Même si les critères diagnostiques du DSM-5 sont similaires pour l’abus d’autres substances (p. ex., cannabis, hallucinogènes), il faut consulter le DSM-5 pour connaître l’ensemble des critères.19,20

Abus d’une substance

Dépendance à une substance

Tableau 1 : Critères du DSM-IV pour l’abus et la dépendance liés à une substance
Survenue d’au moins l’un des problèmes ci-dessous de façon répétée au cours d’une période continue de 12 mois Apparition d’au moins trois des symptômes ci-dessous à un moment quelconque au cours d’une période continue de 12 mois
  • Utilisation répétée d’une substance conduisant à l’incapacité de remplir des obligations majeures, au travail, à l’école ou à la maison
  • Utilisation répétée d’une substance dans des situations où cela peut être physiquement dangereux (p. ex., conduire une voiture)
  • Problèmes judiciaires répétés liés à l’utilisation d’une substance
  • Utilisation de la substance malgré des problèmes interpersonnels ou sociaux, persistants ou récurrents, causés ou exacerbés par les effets de la substance (p. ex., bagarres)
  • Tolérance (nette augmentation de la quantité; nette diminution de l’effet en cas d’utilisation continue)
  • Symptômes de sevrage caractéristiques ou prise de la substance pour soulager ou éviter ces symptômes
  • Prise d’une substance en quantité plus importante ou pendant une période plus prolongée que prévu
  • Désir persistant ou efforts infructueux pour diminuer ou contrôler l’utilisation de la substance
  • Beaucoup de temps consacré à des activités nécessaires pour obtenir la substance, l’utiliser ou récupérer de ses effets
  • Abandon ou diminution d’activités sociales, professionnelles ou de loisirs importantes à cause de l’utilisation de la substance
  • Poursuite de l’utilisation de la substance malgré les preuves des difficultés qu’elle provoque.

Source : American Psychiatric Association. Manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux, 4e éd., Texte révisé (DSM-IV-TR). Washington, DC: American Psychiatric Association, 2000. Édition française par Masson, 2003.

 

Trouble d’utilisation de l’alcool

Tableau 2 : Critères du DSM-5 pour le trouble d’utilisation de l’alcool

Mode de consommation problématique d’alcool entraînant une détérioration ou une détresse clinique évidente, manifestée par au moins deux des critères suivants sur une période de 12 mois. Trouble bénin : deux à trois symptômes; trouble modéré : quatre à cinq symptômes; trouble grave : six symptômes ou plus.

  • Prise en quantité plus importante ou pendant une période plus prolongée que prévu
  • Désir persistant ou efforts infructueux pour en diminuer ou en contrôler l’utilisation
  • Beaucoup de temps consacré à obtenir, à utiliser ou à récupérer de ses effets
  • Envie irrésistible, profond désir ou pulsion d’utiliser de l’alcool
  • Utilisation répétée conduisant à l’incapacité de remplir des obligations majeures, au travail, à l’école ou à la maison
  • Utilisation malgré des problèmes interpersonnels ou sociaux, persistants ou récurrents, causés ou exacerbés par l’utilisation
  • Abandon ou diminution d’activités sociales, professionnelles ou de loisirs importantes
  • Utilisation répétée dans des situations où cela peut être physiquement dangereux
  • Utilisation malgré un problème physique ou psychologique connu susceptible d’avoir été causé ou exacerbé par l’alcool
  • Tolérance définie par a) la nécessité d’une nette augmentation de la quantité pour être intoxiqué ou parvenir à l’effet désiré; b) une nette diminution de l’effet en cas d’utilisation continue de la même quantité
  • Symptômes de sevrage manifestés par a) des symptômes caractéristiques ou b) la prise d’alcool (ou d’une substance connexe) pour soulager ou éviter ces symptômes

Source : American Psychiatric Association. Manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux, 5e éd., 2013, DSM-5. Washington, DC: American Psychiatric Association, 2013. Traduction française à paraître en 2014.

Les critères du DSM-IV-TR ne tiennent pas compte de certains facteurs propres aux adolescents.21 C’est pourquoi les cliniciens voudront peut-être garder les points suivants à l’esprit :

  • Les adolescents qui ont un trouble de consommation de substances psychoactives présentent souvent des comorbidités psychiatriques. Les cliniciens devraient procéder au dépistage de ce type de comorbidités. Les principales comorbidités psychiatriques sont :
    • les troubles des conduites,
    • les troubles de déficit de l’attention avec hyperactivité,
    • le trouble oppositionnel avec provocation.

En général, ces troubles précèdent le trouble de consommation de substances psychoactives. Deux autres comorbidités courantes, les troubles anxieux et les troubles des humeurs, découlent souvent du trouble de consommation de substances psychoactives.22 La consommation de cannabis ou d’autres substances peut également contribuer à l’apparition ou à l’exacerbation de troubles psychotiques primaires.20 Les cliniciens doivent connaître les facteurs suivants, qui sont propres aux adolescents :

  • Les adolescents peuvent avoir des problèmes scolaires, faire l’école buissonnière, ne pas respecter le couvre-feu ou mentir aux parents.
  • Les adolescents ne présentent pas toujours de symptômes de sevrage d’alcool, parce qu’ils en consomment depuis moins longtemps que les adultes.
  • D’habitude, les adolescents ne boivent pas tous les jours, mais ont tendance à prendre des cuites (beuveries). L’Association canadienne de santé publique propose de l’information sur les beuveries à l’adolescence, également à l’intention des parents.
  • Les adolescents peuvent faire un mauvais usage de plusieurs substances à la fois (p. ex., alcool et cannabis), tandis que les adultes ont tendance à faire un mauvais usage d’une seule substance.
  • Les adolescents sont plus susceptibles de présenter des troubles de comportement comorbides, tandis que les adultes ont davantage tendance à acquérir un trouble des humeurs ou un trouble anxieux.

Le traitement

Les approches thérapeutiques des troubles de consommation de substances psychoactives chez les jeunes sont quelque peu différentes de celles utilisées chez les adultes. En effet, la famille y joue un rôle central, et certains problèmes surgissent généralement à l’égard de la capacité, du consentement et de la confidentialité.

Les cliniciens devraient se tenir au courant des ressources communautaires et des spécialistes locaux des troubles concomitants à l’adolescence, notamment ceux qui connaissent les diverses cultures ou qui s’occupent de jeunes immigrants. Le site Web du Centre canadien de lutte contre les toxicomanies contient de l’information sur les services thérapeutiques au Canada. Le lecteur peut également se reporter au module sur Les compétences culturelles proposé dans le présent site Web.

D’autres conseils axés sur les adolescents peuvent être consultés aux adresses suivantes :

La psychoéducation de la famille et l’entrevue motivationnelles sont peut-être les stratégies thérapeutiques les plus utiles auprès des jeunes immigrants. Une vaste étude sur l’entrevue motivationnelle a révélé une amélioration importante des résultats cliniques de la consommation de substances psychoactives chez les adolescents grâce à cette approche.23 Les modalités thérapeutiques incluent une « brève thérapie familiale stratégique », c’est-à-dire une intervention familiale validée pour soigner des troubles de comportement chez les enfants ou les adolescents, y compris les troubles de consommation de substances psychoactives.24

Quel que soit le choix de traitement, il est difficile d’adopter un plan thérapeutique efficace sans communiquer avec la famille et obtenir son soutien. S’il faut recourir aux services d’un interprète, il est essentiel de faire appel à une tierce partie objective qui ne fait pas partie de la famille. Le jeune ne devrait pas servir d’interprète pour les membres de sa famille. De l’information sur le recours à des interprètes est présentée dans un autre module du présent site Web.

La prévention

Selon les recherches, il est peu probable que de jeunes néo-immigrants (arrivés au Canada depuis moins de quatre ans) consomment des substances psychoactives, ce qui représente un levier important pour les dispensateurs de soins qui cherchent à prévenir ou à retarder une telle consommation.2,25 Il est démontré que des interventions qui favorisent le développement positif du jeune et qui tiennent compte des facteurs de risque et des facteurs protecteurs courants réduisent de multiples comportements à risque chez les adolescents, y compris la consommation de substances psychoactives.26

Au Canada, il n’y a pas de programmes et politiques de prévention adaptés aux jeunes immigrants.11 Cependant, certains programmes de prévention nationaux visent les jeunes en général. Par exemple :

Quelques ressources

Références

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  2. Almeida J, Johnson RM, Matsumoto A et coll. Substance use, generation and time in the United States: The modifying role of gender for immigrant urban adolescents. Soc Sci Med 2012;75(12):2069-75.
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  20. American Psychiatric Association. Manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux, 5e éd., 2013, DSM-5. Washington, DC: American Psychiatric Association, 2013. Traduction prévue en 2014.
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  26. Catalano RF, Fagan AA, Gavin LE et coll. Worldwide application of prevention science in adolescent health. Lancet 2012;379(9826):1653-64.

 

Éditeurs scientifiques

  • Daphne Korczak, MD

Mise à jour : décembre 2015

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