Guide pour les professionnels de la santé œuvrant
auprès des familles immigrantes et réfugiées

L’adoption internationale : se préparer à adopter un enfant à l’étranger

Faits saillants

  • Toutes les adoptions internationales sont des adoptions d’enfants « ayant des besoins particuliers ».
  • L’éducation des parents et les conseils préventifs sont essentiels.
  • Les professionnels de la santé peuvent aider les futurs parents à examiner et à interpréter l’information médicale obtenue avant l’adoption ainsi qu’à anticiper les inexactitudes.
  • Les facteurs de risque avant l’adoption incluent l’exposition prénatale à l’alcool ou aux drogues, les soins prénatals insuffisants, la malnutrition, la négligence, la violence, le fait d’être adopté à un âge plus avancé et l’hospitalisation ou l’institutionnalisation prolongée.
  • Les parents doivent mettre leur propre carnet de vaccination à jour et recevoir des conseils sur les risques de maladie et les précautions à prendre avant de voyager.
  • L’attachement entre un enfant qui vient d’être adopté et ses parents adoptifs peut exiger de quelques mois à plus d’un an, compte tenu des facteurs de risque avant l’adoption et de l’engagement des parents.
  • Les retards de développement sont courants, mais la plupart des enfants nouvellement arrivés les rattrapent rapidement. Les retards de langage peuvent toutefois persister plus longtemps.
  • La plupart des enfants adoptés s’en tirent bien, mais un sous-groupe a des besoins affectifs et neurocomportementaux complexes.

Les pays d’origine

Depuis 2000, de 1 500 à 2 000 enfants sont adoptés chaque année au Canada.1 Les pays où les Canadiens adoptent des enfants ont quelque peu changé pendant cette période, et les besoins des enfants adoptés à l’étranger (EAÉ) gagnent en complexité. La Chine continue d’être le principal pays d’adoption, tandis que le nombre d’enfants adoptés aux États-Unis, en Haïti, en Russie et dans les pays d’Asie du Sud-Est, y compris le Vietnam et la Corée du Sud, fluctue. Depuis 2007, plus d’enfants proviennent d’Éthiopie et d’autres pays africains (voir le tableau 1). Le « profil » des EAÉ éventuels change aussi : le nombre d’enfants plus âgés, d’enfants ayant des besoins médicaux ou chirurgicaux complexes connus et de fratries adoptées par la même famille augmente. Le présent module porte sur les enfants adoptés d’autres pays que les États-Unis.

Tableau 1 : Les adoptions internationales au Canada, par pays d’origine, 2008-2010
Pays d’origine 2008 2009 2010
Chine 431 451 472
Haïti 147 141 172
États-Unis 182 253 148
Vietnam 111 159 139
Éthiopie 187 170 112
Russie 91 121 102
Corée du Sud 98 93 98
Philippines 118 86 88
Colombie 53 41 62
Inde 54 59

55

Kazakhstan 48 56 48
Ukraine 57 65 46
Jamaïque 22 30 18
Autre 316 397 386

Source : Citoyenneté et Immigration Canada, Magasin des données de recherche en mars 2011 et Système mondial de gestion des cas le 31 mai 2011. Transmis le 26 octobre 2011. Résumés de Robin Hilborn. Tiré de Family Helper, www.familyhelper.net

Les facteurs de risque des enfants adoptés à l’étranger

Tous les EAÉ sont considérés comme des cas d’adoption « ayant des besoins particuliers » en raison de multiples facteurs de risque potentiels, y compris :

  • l’origine d’un pays pauvre en ressources ou d’un pays en développement,
  • le peu ou l’absence de soins prénatals,
  • l’exposition prénatale à l’alcool, aux drogues et aux infections congénitales,
  • un accouchement ou des antécédents familiaux traumatiques (p. ex., la maladie ou le décès d’un parent, la pauvreté ou la violence physique, affective ou sexuelle),2
  • la provenance d’une institution sous-financée et en manque d’effectifs, qui accroît le risque de maladie et de malnutrition,
  • des problèmes liés à l’environnement, tels que l’absence de milieu réconfortant et stimulant et des soins inconstants, qui peuvent nuire au développement, entraîner un retard affectif et des problèmes d’attachement,3-5
  • le stress subis pendant la petite enfance, qui a des effets neurodéveloppementaux et psychosociaux,
  • des situations qui nuisent à la formation de l’identité, tels qu’une histoire familiale déroutante, des conflits de loyauté, la recherche de l’identité raciale ou la recherche de la famille biologique.

Contrairement aux enfants immigrants ou réfugiés, les EAÉ ne sont pas accompagnés par une personne qui connaît leur état de santé, leur culture ou leur histoire familiale. Même si les parents adoptifs se sont déplacés jusque dans le pays d’origine de leur enfant, il est fréquent qu’ils ne connaissent pas leur langue maternelle ou les détails de leur passé.6

L’information médicale obtenue avant l’adoption

D’ordinaire, les futurs parents reçoivent de l’information avant l’adoption, qui peut inclure :

  • une brève description de la manière dont l’enfant a été pris en charge,
  • un examen physique (qui, dans bien des cas, inclut seulement les mesures du poids et de la taille, et pas toujours la circonférence crânienne),
  • un dépistage de base en laboratoire (souvent, mais pas toujours, l’hépatite B, l’hépatite C, le VIH, la syphilis, l’électrophorèse de l’hémoglobine)
  • de l’information limitée sur le développement de l’enfant,
  • des photos, peut-être une vidéo.

Ces renseignements sont souvent incomplets, vieux d’au moins six mois, et soit inexacts, soit contradictoires (p. ex., vaccins administrés avant la date de naissance de l’enfant ou mesures contradictoires pendant la même période).

Les problèmes de traduction et les variantes de certains termes médicaux peuvent également compliquer les choses. Les documents russes contiennent souvent des diagnostics comme « encéphalopathie périnatale » ou « syndrome d’hydrocéphalie », qui laissent supposer une pathologie. Cependant, les médecins russes considèrent le processus d’accouchement comme une forme d’insulte neurologique ou de traumatisme dont l’enfant se rétablit.Il faut réévaluer cette terminologie par rapport aux autres renseignements fournis, pour corroborer les preuves d’atteinte neurologique.

Certains parents ne reçoivent aucune information préalable, mais se rendent dans le pays d’origine de l’enfant pour le rencontrer, recueillir de l’information et prendre la décision de l’adopter sur place. C’est ce processus qui est privilégié en Russie, en Ukraine et au Kazakhstan.

L’exactitude prédictive

Les études portant sur l’exactitude prédictive de l’information fournie avant l’adoption sont limitées. Une étude sur les dossiers d’enfants de l’ancienne URSS et de l’Europe de l’Est a révélé que si de nombreux diagnostics y étaient inscrits (p. ex., hyperplasie congénitale des surrénales, fente palatine et syndrome d’alcoolisation fœtale) et confirmés après l’adoption, de multiples autres diagnostics insoupçonnés, mais importants (p. ex., hypoplasie du nerf optique, paralysie cérébrale, perte de l’acuité auditive et anomalies orthopédiques) étaient constatés lors des examens effectués après l’adoption. Les maladies infectieuses, tout particulièrement, étaient sous-diagnostiquées.7

Le visionnement de vidéos prises avant l’adoption correspondait au dossier médical de l’enfant dans seulement 30 % des cas. Dans 38 % des cas, les séquences vidéo démontraient de nouvelles habiletés du développement, et elles soulevaient de nouvelles préoccupations dans 33 % des cas.8

Lorsqu’on comparait les vidéos et les évaluations effectuées après l’adoption pour vérifier si elles présentaient le même portrait du développement, on constatait une spécificité relativement élevée chez 85 % des enfants ayant un retard léger à modéré. Cependant, la sensibilité à déceler des retards prononcés s’élevait seulement à 45 %.9

Les troubles de santé propres aux EAÉ

Les conseils préventifs sur les risques de santé potentiels constituent une étape importante dans le processus d’adoption internationale. Mieux les cliniciens connaissent le pays d’origine de l’EAÉ, plus ils donneront des conseils judicieux. De plus, si l’enfant présente d’importantes invalidités, il est essentiel d’être informé à l’avance des ressources communautaires de soutien, des répercussions financières potentielles ainsi que de la préparation et de la capacité de la famille à s’occuper d’un enfant ayant des besoins complexes.

De nombreux rapports sur la santé des EAÉ ont été publiés depuis les années 1990. Ils ont tendance à refléter un profil global plus complexe des EAÉ, qui peut également contribuer à un retard de développement :

  • Environ 50 % des EAÉ ont au moins un problème de santé important. Il s’agit généralement d’une maladie infectieuse, mais il est rare de devoir les hospitaliser pour les traiter.10-12
  • On observe une microcéphalie chez 30 % des EAÉ lors de l’évaluation initiale.13
  • Les retards de développement sont courants, en raison du manque de stimulation suffisante, des pratiques de soins de la petite enfance inférieures aux normes et des expériences limitées sur le plan du développement.13,14
  • D’ordinaire, le langage est l’aspect du développement qui subit le plus de retard.
  • En général, pour chaque tranche de trois mois de prise en charge, l’enfant perd un mois de croissance linéaire.15,16 Ainsi, on peut s’attendre que, sur le plan du développement, un enfant de quatre ans qui a la taille d’un enfant de trois ans fonctionnera (au moins) comme un enfant de trois ans.3
  • Plus l’EAÉ vit longtemps dans un état de carence affective, moins il est susceptible de retrouver une plage de croissance normale.17
  • Il est possible de rattraper un retard de croissance léger à modéré, mais une grave malnutrition (définie comme un poids inférieur à 2 ÉT de la moitié de l’âge chronologique de l’enfant mesuré [p. ex., le poids d’un enfant de deux ans se situe à 2 ÉT sous le poids d’un enfant d’un an]) a des effets à long terme sur la croissance, le développement cognitif et le comportement.
  • Les dossiers avant l’adoption font foi d’une prématurité dans 25 % des cas et d’un petit poids à la naissance dans 40 % des cas.8
  • Les infections parasitaires sont courantes et observées chez 15 % à 50 % des EAÉ.10,12,15,16 On remarque des taux plus faibles en Asie du Sud-Est et plus élevés en Europe de l’Est7 et dans les pays africains.12
  • En général, l’état de « porteur chronique » de l’hépatite B est signalé dans 0 % à 6 % des cas.10,12,16 Les programmes de vaccination contre l’hépatite B en place dans de nombreux pays d’Asie pourraient en réduire le nombre, mais les enfants ne développent pas tous des anticorps protecteurs, malgré la vaccination.12 

L’International Adoption Project, en partenariat avec la clinique d’adoption internationale de l’université du Minnesota, a rendu compte des résultats d’un sondage auprès de 2 500 familles sur les facteurs de risque avant l’adoption et les résultats en matière de réussite scolaire et de problèmes d’adaptation sur une période de neuf ans après l’adoption. Les chercheurs ont déterminé les facteurs de risque suivants avant l’adoption :

  • L’exposition prénatale à l’alcool ou aux drogues
  • La malnutrition prénatale
  • La prématurité
  • La négligence physique
  • La négligence sociale
  • La violence physique
  • Un séjour de six mois ou plus dans un orphelinat, un foyer pour bébés ou un hôpital.

La plupart des enfants s’en tiraient bien :

  • 78 % des enfants adoptés ayant trois facteurs de risque ou moins obtenaient de bons résultats scolaires.
  • 50 % des enfants qui avaient quatre ou cinq facteurs de risque éprouvaient des difficultés.
  • La présence de quatre facteurs de risque ou plus s’associait à des problèmes d’adaptation affective ou comportementale après l’adoption.
  • Par ailleurs, l’âge au moment de l’adoption et le nombre de facteurs de risque étaient étroitement reliés. Les enfants placés dans leur famille d’adoption après 24 mois présentaient le plus grand nombre de facteurs de risque.18

Les problèmes affectifs et neurocomportementaux

  • Les troubles d’apprentissage ou du développement neurologique qui sont plus prévalents chez les EAÉ que dans la population générale incluent les troubles d’intégration sensorielle, la dyspraxie et les troubles du langage, de l’attention et de la fonction exécutive.
  • L’insécurité affective est également plus prévalente que dans la population générale et peut s’associer à des problèmes de comportement extériorisés ou intériorisés.
  • La formation de l’identité est compliquée par le deuil et le sentiment de perte. Dans le cas des adoptions transraciales, des problèmes d’identité raciale ou culturelle peuvent également s’ajouter.

Rattraper des étapes de base

Samra est adoptée en Éthiopie. Elle arrive au Canada à 16 mois, après avoir été en orphelinat depuis l’âge de trois mois. Le premier examen au Canada révèle que sa taille et son poids se situent dans le 5e percentile et que sa circonférence crânienne se situe dans le 25e percentile. Ses indices de développement révèlent les habiletés d’une enfant de dix à 12 mois, le langage expressif accusant le retard le plus important. Le suivi au bout de deux mois révèle les habiletés d’un enfant de 15 mois, le langage demeurant l’indice le plus faible. Cependant, à 24 mois, toutes les étapes de son développement correspondent à son âge : sa taille et son poids se situent au 25e percentile et sa circonférence crânienne, au 40e percentile

Points d’apprentissage

  • Les retards de croissance et de développement sont courants chez les EAÉ qui arrivent au Canada.
  • Pendant la croissance de rattrapage, l’enfant traverse souvent tous les percentiles.
  • Lorsqu’un enfant est adopté avant l’âge de 18 mois, il rattrape la plupart des retards de motricité fine et globale en l’espace de quelques mois à un an s’il est autrement en santé. Quelques enfants adoptés auront des troubles moteurs et cognitifs à long terme.
  • Les retards de communication fonctionnelle se rattrapent rapidement, mais les retards de langage sont plus longs à normaliser. Il peut falloir plus de temps pour maîtriser la langue.

Les enfants plus âgés

Environ 10 % des EAÉ sont adoptés après l’âge de cinq ans. Leurs expériences de vie varient considérablement. Certains enfants proviennent d’une famille biologique aimante, tandis que d’autres ont dû affronter la violence et la négligence. Les enfants plus âgés peuvent avoir passé une période prolongée en institution, qui a eu de nombreux effets indésirables sur leur santé physique et affective. Ils ne sont peut-être pas prêts pour aller à l’école et sont vulnérables à une importante carence culturelle. Les EAÉ ne sont peut-être pas prêts à affronter les exigences sociales et scolaires de l’école. La vie en institution et l’absence de figure parentale limitent les occasions de socialiser. Des variances des habiletés cognitives et sociales aussi importantes distinguent les EAÉ de leurs camarades immigrants.4

Certains problèmes à long terme se manifestent pendant l’adolescence, lorsque des problèmes de comportement (p. ex., problèmes de fonction exécutive et d’adaptation) peuvent nuire à l’autonomie. Ces phénomènes peuvent être attribuables à l’exposition prénatale à l’alcool, à une grave négligence ou à un trouble de l’attachement.

L’information par pays d’origine

Chine

Il est illégal de donner un enfant en adoption en Chine. Au moment de leur prise en charge, la plupart des enfants proposés en adoption ont été abandonnés par un parent et sont encore des nourrissons, et on ne possède aucune information sur leur naissance ou leur famille. En général, ils vivent en orphelinat, mais le nombre qui passe par des centres d’accueil augmente. Depuis six à huit ans, plus d’EAÉ proviennent du programme d’enfants ayant des besoins spéciaux qui propose des enfants ayant une incapacité médicale ou chirurgicale. Leur incapacité peut varier entre un simple hémangiome et un problème médical ou chirurgical complexe comme la paralysie cérébrale, une fente labiale ou palatine et un myéloméningocèle. Ces enfants peuvent avoir déjà été opérés ou non. Les parents choisissent souvent ces programmes pour attendre moins longtemps avant de pouvoir adopter un enfant.

Russie, Ukraine, Kazakhstan

Dans ces pays, on a souvent accès aux histoires sociales et d’accouchement de l’enfant. Les enfants peuvent être institutionnalisés à la naissance, lorsque leur mère biologique les abandonne volontairement ou lorsque les droits des parents sont révoqués par l’État. Les dossiers d’adoption révèlent un risque plus marqué d’exposition prénatale à l’alcool,7 et la consommation d’alcool par la mère biologique est peut-être sous-déclarée en Europe de l’Est. Même si la possibilité de syndrome d’alcoolisation fœtale n’est pas indiquée dans l’information fournie avant l’adoption, les futurs parents devraient savoir que le risque est plus élevé. Les enfants peuvent également avoir été victimes de violence ou de négligence avant d’arriver à l’orphelinat.

Haïti

Les enfants nés en Haïti peuvent ou non avoir été placés en foyer par leur famille biologique, ce qui signifie que leurs antécédents sociaux et médicaux ne sont pas toujours connus ou complets. Le décès d’un parent biologique et de graves difficultés économiques et sociales sont souvent les facteurs prédisposants à la prise en charge. Depuis le tremblement de terre de 2010, le fardeau des familles biologiques et des préposés des orphelinats a augmenté. Les enfants habitent dans de petits orphelinats qualifiés de « centres d’accueil ».

Éthiopie et autres pays africains

Les difficultés économiques et sociales ou le décès de membres de la famille biologique font partie des raisons fréquentes pour placer un enfant éthiopien. Certains enfants sont abandonnés, sans renseignements personnels. Tout comme en Haïti, les enfants habitent dans de petits orphelinats qualifiés de centres d’accueil ou de « foyers pour bébés ». On transmet très peu d’information sur les antécédents ou la situation médicale de l’enfant.

Corée du Sud, Asie de l’Est et Asie du Sud-Est

Les enfants qui vivent dans les foyers d’accueil de Corée du Sud reçoivent souvent des services de santé de type occidental. Les antécédents sociaux et les données sur l’accouchement sont assez détaillés. Dans les orphelinats vietnamiens, l’information sociale et médicale est également transmise, mais moins détaillée que dans les dossiers coréens. Dans les deux pays, les enfants sont pris en charge alors qu’ils sont encore nourrissons. Ces dernières années, les EAÉ provenant du Vietnam ont souvent une incapacité. Les institutions de Thaïlande, de Taïwan et des Philippines peuvent généralement fournir de l’information médicale et sociale détaillée sur les enfants en foyer.

L’examen d’un dossier avant l’adoption

Des futurs parents vous demandent votre avis médical sur un dossier d’EAÉ en provenance de Chine. Le garçon de 18 mois est institutionnalisé et a une fente labiopalatine. En Chine, seule la fente labiale est corrigée. D’après l’information supplémentaire, le poids de l’enfant se situe juste sous le 3e percentile, sa taille se situe au 10e percentile et sa circonférence crânienne, au 10e percentile. Les tests de dépistage du VIH, de l’hépatite B et de la syphilis sont négatifs. L’information relative à son développement est limitée et laisse supposer les habiletés globales d’un nourrisson de 12 mois.

Vous passez en revue les complications de la fente labiopalatine avec les parents, y compris la nécessité de procéder à la réparation chirurgicale du palais au Canada, et indiquez aux parents qu’un petit pourcentage d’enfants est vulnérable à d’autres problèmes, tels que les anomalies du corps calleux et les anomalies rénales ou cardiaques. Vous discutez des causes du faible poids et des retards de développement de l’enfant, y compris sa situation chirurgicale et son institutionnalisation. Vous rappelez aux parents que votre évaluation se fonde sur le peu d’information fournie. Vous soulignez les prochaines étapes à prendre : trouver une équipe multidisciplinaire pour s’occuper de la fente labiopalatine, assurer un suivi médical et développemental et envisager les répercussions sur la famille.

Points d’apprentissage

  • Examinez les problèmes médicaux et développementaux potentiels avec les parents, qui représentent une étape clé de leur processus décisionnel.
  • Rappelez aux parents les limites potentielles de l’information qui leur a été transmise.
  • Discutez des ressources dont la famille peut avoir besoin pour soutenir les besoins de santé de leur enfant.
  • Donnez des conseils sur les difficultés affectives liées à l’adoption, y compris l’adaptation, l’attachement et, au besoin, des antécédents possibles de traumatismes.

Quelques ressources

Ressources virtuelles, documents et autres lectures sur l’adoption internationale.

Références

  1. Citoyenneté et Immigration Canada et Robin Hilborn. Canadians go abroad to adopt 1,946 children in 2010 (December 4, 2011). Family Helper: www.familyhelper.net/news/111027stats.html
  2. Jones VF, AAP Committee on Early Childhood, Adoption, and Dependent Care. Comprehensive health evaluation of the newly adopted child. Pediatrics 2012;129(1):e214-23.
  3. Bledsoe JM, Johnston BD. Preparing families for international adoption. Pediatr Rev 2004;25(7):242-50.
  4. Chambers J. Preadoption opportunities for pediatric providers. Pediatr Clin North Am 2005;52(5):1247-69.
  5. Johnson D. Adopting an institutionalized child: What are the risks? Adoptive Families 1997;30(3):26-30.
  6. Mitchell MA, Jenista JA. Health care of the internationally adopted child part 1: Before and at arrival into the adoptive home. J Pediatr Health Care 1997;11(2):51-60.
  7. Albers LH, Johnson DE, Hostetter MK et coll. Health of children adopted from the former Soviet Union and Eastern Europe. Comparison with preadoptive medical records. JAMA 1997;278(11):922-4.
  8. Jenista JA. Preadoption review of medical records. Pediatric Ann 2000;29 (4):212-5.
  9. Boone JL, Hostetter MK, Weitzman CC. The predictive accuracy of pre-adoption video review in adoptees from Russian and Eastern European orphanages. Clin Pediatr (Phila.) 2003;42(7):585-90.
  10. Hostetter MK. Iverson S, Thomas W et coll. Medical evaluation of internationally adopted children. N Eng J Med 1991;325(7):479-85.
  11. Jenista JA. Infectious disease and the internationally adopted child. Current Opinion in Infectious Diseases 1993;6:576-84: www.comeunity.com/adoption/health/infectious-disease.html
  12. Saiman L, Aronson J, Zhou J et coll. Prevalence of infectious diseases among internationally adopted children. Pediatr 2011;108(3):608-12.
  13. Miller LC. Initial assessment of growth, development, and the effects of institutionalization in internationally adopted children. Pediatr Ann 2000;29(4):224-32.
  14. Miller LC. The Handbook of International Adoption Medicine: A Guide for Physicians, Parents, and Providers. New York, NY: Oxford University Press, 2005.
  15. Johnson DE, Miller LC, Iverson S et coll. The health of children adopted from Romania. JAMA 1992;268(24):3446-51.
  16. Miller LC, Hendrie NW. Health of children adopted from China. Pediatrics 2000;105(6):E76.
  17. Ames EW. The development of Romanian orphanage children adopted to Canada: Final Report, Romanian Adoption Project. Burnaby, B.C.:  Simon Fraser University, 1997:1-138.
  18. University of Minnesota. International Adoption Project: www.cehd.umn.edu/ICD/research/IAP.

 

 

 

 

 

Éditeurs scientifiques

  • Cecilia Baxter, MD

Mise à jour : juin 2014

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